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NavegaçãoBrasil

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  • Histoire d'une croisière en voilier de Tanger à Afua (Brésil), passant par Madère, Dakhla (Maroc), Dakar, Le Cap Vert, Salvador de Bahia, l'Amazone Belem, Manaus jusqu'à Afua. Retour par les Antilles, les Açores et Gibraltar jusqu'à Sète.
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12 mars 2011

Navegacaobrasil - suite

Blog très long - depuis août 2010 - 

Blog saturé: des difficultés et blocages à l'ouverture et la lecture

 

www.navegacaobrasil.canalblog.com  

trouve sa suite sur:

www.navegacaobrasil2.canalblog.com

 

Il est possible de passer de l'un à l'autre par le lien dans la colonne de gauche de chacun des 2 blogs

 

en haut du calendrier, cliquer sur les ", à côté de "juillet" pour obtenir la liste des messages et

Il est possible de trouver directement un message en cliquant sur la date 

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18 février 2011

Fortalezza (suite)

hier 17 février escapade, profitant d'une météo favorable, vers l'arrière-pays de Fortalezza, vers l'intérieur de l'état du Ceara (prononcer ciara) jusqu'à Guaramiranga petite montagne à 7 - 800 m.

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Notre guide local francophone (qui a sillonné la France), Wellington, métis d'indien et de souche européenne, bon vivant et réagisant au moindre rythme brésilien,

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Nous amène d'abord dans un marché de gros de fruits et légumes, où je peux acheter un régime de bananes pour 1/2 euro, 

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des couleurs,

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des montagnes de mangues, de papaye, et autres fruits ou légumes, des kilomètres de bananes, des camions de pastèques.

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c'est aussi l'occasion d'une galerie de portraits.

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plus vers la montagne visite d'une ancienne ferme exploitation de canne à sucre avec évocation toujours aussi émotionnante de l'exploitation aussi des esclaves.

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Arrêt dans une institution au Brésil le restaurant "au kilo":

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Ici 1,39 réals pour 100g ( # 0,65 €). On pèse l'assiette...

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On ajoute les boissons, et à la fin du repas...

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on passe à la caisse, curieusement décorée d'images religieuses et de crucifix. On trouve souvent au Brésil cette présence d'images religieuses dans des endroits inattendus ( une statue de Notre Dame de Fatima sur le bureau d'accueil du grand hôtel 4* face à la marina)

En poursuivant pour atteindre un belvedère dominant la région, la route est barrée par un arbre couché en travers de la route

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notre chauffeur, Wellington, les occupants d'une autre voiture, s'activent avec hache et machette

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mais il y a un essain d'abeille dans l'arbre. tentative d'enfumage avec du papier et des cartons. gesticulations après piqures

finalement la route est dégagée

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pour arriver au sommet avec la récompense d'un joli coup d'oeil sur la région.

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14 février 2011

Fortalezza

Arrivée à Fortalezza sous la pluie. Depuis 4 jours averses incessantes, vrais déluges.

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Au mouillage dans l'avant-port, de la houle, des rafales parfois sous les grains. Des dérapages malgré la bonne tenue théorique du fond. Toutes les annexes répondent toujours "présent", pour donner un coup de main.

Un petit voilier (non RIDS) est en sérieuse difficulté, vide de ses occupants, et est bien prés de s'écraser sur les rochers,

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par manque de prudence: trop peu de chaine (évident dès qu'on l'a vu mouiller) et départ trop rapide à terre de tout l'équipage sans s'assurer que le mouillage tenait.

 

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Une fois de plus la solidarité à fonctionné. J'ai cru comprendre qu'il n'y a eu qu'un timide merci du propriétaire.

quelques éclaircies pour explorer des alentours sans charme.

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mais les arbres sont une réserve de péruches

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et pour une échappée à 150 km au sud de Fortalezza pour la petite station de Canoa Quebrada.

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La région est célèbre pour ses dentellières au savoir faire et à l'habileté incroyable.

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en buggy le long des plages,

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et pour voir un patrimoine naturel en cours de disparition par érosion: les labyrinthes creusés dans les falaises de sables de couleur ocre.

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baignade dans l'eau de mer et rinçage aux sources naturelles d'eau légèrement souffrée

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Quelques bateaux de pêche à belle allure.

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certains se sont essayé à la luge des sables

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au bout du trajet la petite station de Canoa Quebrada ("la barque brisée", selon la légende les premiers navigateurs arrivés sur cette côte ont fracassé leur barque sur les rochers)

c'est là surtout qu'on peut voir évoluer les jangadas, ces barques plates sur lesquelles les pêcheurs se tiennent debout ou assis sur une sorte de tabouret. Des barques qui servent aussi aux promenades.

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une ancre rudimentaire

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.

 

 

12 février 2011

Fernando de Noronha - Fortalezza

Mardi 8 février

 

Lever 4h pour départ à 5h pour arriver en milieu de journée du 10 février à Fortalezza distante de360 milles.

 

Vent et courant portants. Des bords de grand largue les premières 24h.

Trajet_Fernando_Fortalezza

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à 80 milles de Fernando on passe à proximité de l'atol des Ilhas das Rocas, au ras de l'eau, débarquement en principe interdit, il y aurait un gardien.

Quelques heures sans vent au moteur, puis dans l'après-midi, vent arrière sous gennaker seul. le cata glisse sur l'eau, l'air est doux, le soleil est plus bas. Discussion tranquille avec Joël de tout et de rien, lecture de "Tristes Tropiques", à lire ici et maintenant à l'approche de l'Amazone, un régal, un moment de paradis.

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lumières du couchant.

Quart de nuit à 1h du matin des éclairs au loin sous un ciel étoilé et sous la « Croix du Sud », de l’autre côté la Grande Ourse semble plonger à l’horizon, vent doux 12 – 13 nds (jamais moins de 28° la nuit) plus tard dans la nuit des grains avec ciel bouché, énormes masses noires au dessus de nos têtes, des pluies violentes et brêves, des rafales à 27 – 28 nds.  aussi brêves

On approche des côtes : dans la nuit quelques voiliers groupés, "le Viking" qu'on cotoie à quelques dizaines de mètres, "Black Pearl", partout des feux de bateaux de pêche ou de filets, on ne sait pas toujours faire la différence, qu’on perd de vue dans les averses, vigilance de rigueur.

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Au matin, belle éclaircie entre 2 grains, Joël remonte un petit thon de 2 kg.

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Régime de grains,

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 des couleurs ciel gris - mer turquoise sous éclaircies de soleil.

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On arrive en vue de Fortalezza et de son front de mer de buildings dans la grisaille des averses,

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ce qui ne décourage pas les pêcheurs sur leur jangadas, radeaux à voile faits de rondins de bois, spécifique de cette côte.

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Arrivée au mouillage,

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après côtoiement d’une épave qui sert d’amer et qu’il faut contourner par le large.

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2 ou 3 bateaux sont déjà là. 

 

3 février 2011

Fernando de Noronha


Arrivée à Fernando de Noronha hier soir le 2 février à la nuit à 21h heure locale

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Le départ de Jacaré - Joao Pessoa avec une dernière vérification en tête de mât par Joël

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Navigation de 36 heures. Jade file près de 7 noeuds de moyenne et double une grande partie de la flotte

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Roland de Bambi 2 fait mine de nous tendre un bout pour le prendre en remorque.

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arrivée délicate de nuit, guidée par les bateaux déjà arrivés de jour et la cartographie GPS.

Découverte au petit matin d'un paysage magnifique avec l'image emblématique: le Pico et les 2 frères (certains les appellent les 2 mamelles)

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Avec aspect anthropomorphe du Pico. On a l'impression que le Général veille sur nous

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le port, les voiliers au mouillage et les annexes sur la plage

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Les équipagent se retrouvent à terre pour la réunion d'information autour de Nicolas et pour la

réunion d'organisation pour les plongeurs

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au bar qui surplombe le port.

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l'île est petite et des minibus la déservent d'un bout à l'autre en 30 mn.

Un relief de sommets très verdoyant tropical où poussent au coin de chaque pierre les plantes d'ornement qui crèvent de sécheresse dans nos appartements. Et aussi des flamboyants partout.

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Des plages de rêve comme la plage des tortues

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avec des oiseaux peu farouches

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qui nous frôlent en vol planés élégants et précis au ras de l'eau

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et plongent d'un coup comme une pierre à quelques mètres

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Un habitat peu important peu organisé de petites maisons sans allure mais tellement colorées qu'elles le disputent aux fleurs des arbres.

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même la pharmacie, peu engageante a eu des couleurs:

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La circulation dans l'île se fait en buggy, particuliers ou voiture de location

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et même les taxis sont des buggy,

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mais mieux vaut monter à côté du chauffeur, à l'arrière c'est la lombalgie assurée

Fernando de Noronha est ravitaillé par mer par des petits raffiots le long d'une ébauche de quai.

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Le tranbordement se fait à la main: attendre un peu avant d'ouvrir la bouteille de coca !

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la bonne humeur et le calme règne partout.

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Sous l'oeil des élégantes frégates au bec crochu

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Balade en buggy au bords des superbes plages, avec parfois une approche par un sous-bois tropical

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Fernando de Noronha paradis des plongeurs, réserve naturelle très surveillée, où des bancs de centaines de dauphins viennent parfois  tournoyer et sauter autour des bateaux au mouillage : baignade rigoureusement interdite et surveillée à ce moment là. Le soir retournant au bateau en annexe à la nuit il faut parfois éviter les tortues.

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Découverte des fonds magnifique par un baptême de plongée à 12 mètres (malheureusement sans photos posibles)

ou approche au masque et tuba dans la baie des tortues, de poissons colorés pas farouches et de tortues ou de petits requins qui filent à 2 mètres, des raies qui glissent sur le sable.

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Dernière journée à Fernando consacrée aux courses dans le petit supermarché de l’île,

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et derniers préparatifs du bateau. Cette étape aura été une des plus belles avec, comme à chaque fois, découverte d’un nouvel aspect du Brésil. Malheureusement on apprend que Richard skipper du voilier « Miss Chatelaine » vient d’avoir dans l’après-midi un accident de surf.

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Perte de connaissance dans l’eau, ramené par d’autres surfeurs et ranimé, il est transporté au petit hôpital de l’île puis transféré en avion à Recife avec Bridget et ses enfants. Avant d’appareiller les nouvelles étaient plutôt rassurantes mais on attend avec impatience à l’arrivée à Fortalezza pour en savoir plus.

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30 janvier 2011

Salvador - João Pessoa (Jacaré)

Connexions Internet rares, intermittentes de mauvaise qualité qui rendent très difficile la tenue du blog

 

22 janvier

      Le,  21 au soir  "caipirinha" improvisée sur le ponton, face à Jade.

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Départ de la marina du Terminal Nautico de Salvador sur Jade 5, catamaran Lagoon 440, avec  Joël etLili.

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La veille au soir « pôt » caipirinha improvisé sur le ponton, très « chaleureux ».

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Après le plein de gas oil nous reprenons la route inverse de l’arrivée pour quelques temps.

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On apprécie et on revoie ces lieux maintenant familiers : le Farol de Bara et toutes les plages du bord atlantique, Rio Vermelho, Itapua, etc.

Navigation au près, près des côtes, des grains avec fortes pluies brèves et rafales de vent jusqu’à 30 nœuds, vent en moyenne à 15 – 18 nœuds.

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Le soir et la nuit le vent donne une fraîcheur qui fait enfiler une polaire.

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La pêche : le 23 une grosse tête de thon ! le reste avait été dévoré probablement par un requin.

Mais heureusement le lendemain la pêche ramène une bonite et un beau thon de 5-7 kg, entier celui-là.

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Des rencontres : une plateforme pétrolière,

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un bateau de forage,

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un paquebot à l’aube qui se rend à Noronha.

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Des champignons de fumée par écobuage des champs de canne à sucre.

Ce matin du 24 janvier vents tournants, faibles, quelques grains. On a remis le moteur.

Alternances de grains, d’absence de vent, de mer calme ou agitée, forte chaleur au soleil, presque froid sous les grains ou la nuit.

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Mardi 25 dans la nuit et à l’aube on passe devant Recife et ses gratte-ciels et

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dans l’après-midi à 16h arrivée au mouillage à Jacaré-Village, face à la Marina tenue par 2 français, Francis et Philippe.

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Nicolas nous attend sur le ponton, son QG pour les arrivées est sur la terrasse accueillant tous les équipages  autour de tables et chaises du bar. Point de rendez-vous et point de départ pour les minibus d’excursion ou pour les courses. La remontée du rio Paraiba se fait avec prudence et en suivant les way-points indiqués à la réunion de départ de Salvador. Les  bancs de sable, les filets de pêche signalés par les pêcheurs qui nous sifflent au dernier moment.

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Ciel tropical, se chargeant en quelques instants de lourds cumulus, ciel noir et grosse averse de 20 minutes. Chaque jour ce scénario se répète 1 ou 2 fois. C’est la saison des pluies.

Olinda est une « petite » ville de 400 000 habitants dans la banlieue de Recife.

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Ancienne capitale régionale on y trouve les vestiges de la splendeur avec surtout les églises baroques portuguaises, mais sans la marque géniale d’Aleijadinho du Minas Gerais (Ouro preto, congonhas…)

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c’est dans la « Sé » qu’est enterré le controversé évêque de Récife : Dom Helder Camara. Petites rues aux maisons basses et colorées,

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des écoles de danses de Carnaval,

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ici on danse le « Frévo », et les répétitions vont bon train à quelques semaines du carnaval, le soir les rues se remplissent pour assister.

Tous les soirs au coucher du soleil, face aux bars et restaurants sur pilotis, un saxophoniste joue le « Boléro » de M. Ravel.


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Une foule se presse sur toutes les berges.

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Le musicien se déplace en barque menée doucement devant toutes les assistances.

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Plus de bruit de moteur, pas d’autres sonos, aucun bruit de foule, c’est l’instant magique, le saxophone glisse sur l’eau pendant que le soleil disparaît à l’horizon.

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Et c’est comme cela tous les soirs.

Balade collective en bateau sur les plages et dans la mangrove

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Baignade à la caipirinha

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tous ces petits fruits brésiliens, inconnus chez nous, aux goûts inattendus ou délicieux

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des voiles multicolores

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La cachaça, c’est la base de la caipirinha, rhum de canne à sucre à 40°. Surtout consommée par les étrangers, (les brésiliens boivent surtout de la bière, se méfiant de la qualité des glaçons !). Visite d’une distillerie et dégustation prudente.

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Sur les routes baraques de vente de viande,

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de fruits,

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dans les arbres des petits ouistitis curieux et trouillards. 

Le « tapioca » est une galette de farine de manioc dans laquelle on peut tout mettre, beaucoup de coco. Le brésilien s’arrête à ces petites cahutes à toute heure pour couper la faim.

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Une jeune caissière au rire éclatant, qui ne pouvait plus s’arrêter de rire après avoir entendu nos prononciations de « coco » : en portuguais accent sur la première syllabe : « co », notre prononciation  sans intonation : coco, veut dire ici « caca » !!

Sur les murs des inscriptions à caractère religieux, comme un peu partout : mélange de profane et de sacré.

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Marché dans la petite ville de Alagoa Grande,

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avec un théâtre ravissant.

A l’approche du départ, remise en ordre et toilette de Jade 5 : mise en échouage à la marée haute sur la plage, vers 15h,

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nettoyage de la coque, graissage des hélices,

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et à 3 h du matin à la marée haute suivante, remise à l’eau.

 

Concert sur la plage offert par la municipalité de João Pessoa, 2 fois par semaine en janvier :

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ce soir concert de Manu Chao, ambiance calme, bon enfant, baraques en tous genres, lumières et décibels sans limite.

 

Départ ce matin mardi   1er février pour l'île de Fernando de Noronha

17 janvier 2011

Iguaçu brésilien


Iguaçu Chutes Brésille 17 janvier

Côté brésilien, 

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on est face aux chutes du Diable

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mais c'est aussi la sortie en zodiac sous des chutes:

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douche fraîche, aveuglement et martellement de l'eau sur la tête. 

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toujours la nature plus...

 

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...  ou moins sympathique

et pour finir la journée...

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un spectacle avec tango argentin

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et autres danses latines.

16 janvier 2011

Iguaçu Argentine

Le 16 janvier nous arrivons à Iguaçu. Accueillis par Marcelo, notre jeune guide francophone, qui connaît bien la nature et le site d'Iguaçu mais est surtout intéressé par la gastronomie française qu'il a découverte lors d'un séjour en France.

La frontière Brésil - Argentine traverse les chutes d'Iguaçu.

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à gauche côté Brésilien            -            à droite l'Argentine

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La majeure partie des chutes se situe en Argentine.

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Le première journée de visite nous fait passer la frontière. 

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marche d'approche dans une végétation tropicale où l'on rencontre toute une faune...

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... les koatis peu farouches et même envahissants

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beaucoup moins sympathique, ce serpent venimeux qui traverse le chemin; on nous conseille un large détour.

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passerelles d'accès aux sites...

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... grandioses,

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bruyants, vrombissants, brumeux, humides

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passerelle d'accès...

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... aux chutes du Diable

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retour possible par un petit train,  

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demain côté brésilien

15 janvier 2011

Salvador - Rio - Paraty

Mercredi 18 janvier

22 heures je quitte l'aéroport où je viens d'accompagner Claudine qui regagne la France.

nous sommes revenus hier soir du tour prévu dans le Brésil sur 11 jours: Rio, Paraty, Ouro Preto et les villes historiques du Minas Gerais, les chutes d'Iguaçu.

lorsqu'on revient à Salvador, ou plutôt à Bahia comme on dit ici, on a l'impression que le reste du monde

est un peu austère !

et on a l'impression de rentrer à la maison.

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l'arrivée à Salvador par  la mer est magique, on nous avait conseillé d'arriver de jour.

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Le Farol de Barra. la pointe que l'on contourne venant de l'Océan pour entrer dans la Baie de tous les Saints.

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La marina avec en bas le quartier Comercio, à gauche l'ascenseur "Lacerda" qui monte au quartier historique de Pelourinho.

Le quartier Comercio au pied de la vieille ville, est celui du port, des marinas,P1080024

rues commerçantes, marchés, noeud de communication des bus. Quartier actif dans la journée, mort et dangereux la nuit. Il est fortement déconseillé de prendre l'ascenseur Lacerda le soir tard et la nuit. Ne se déplacer ici le soir qu'en taxi, même pour faire 300 m.

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à quelques rues d'ici il y a un autre ascenseur ou plutôt un funiculaire,

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 le Plano Inclinado Gonçalves, qui date de 1889

 avec beaucoup plus de charme et moins de monde, et qui mène directement à la cathédrale, la Sé.

entre l'ascenseur et les pontons de la marina, le batiment célèbre ici le Mercado Modelo

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en haut restaurant avec terrasses, derrière, le Lacerda

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dedans une multitude d'échoppes, bric-à-brac de produits régionaux, vêtements, artisanat, spécialités locales: cachaça, jus de fruits, etc.

et sous la voûte des démonstrations de capoïera

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sur les pentes du Pelourinho,

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des vestiges délabrés ou en ruine de tout un quartier, d'immeubles branlants, et au milieu, à l'aspect extérieur à peine plus engageant, l'église Nossa Senhora Conceição da Praia

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intérieur très clair, entretenu, Plafond en bois peint en trompe-l'oeil.

A notre arrivée à la marina, sur Jade 5

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l'accueil sur le ponton, avec verre de caïpirinha (cachaça =rhum brésilien, citron vert, eau et sucre), ruban aux couleurs du Brésil au poignet, caméra pour nous !

 

j'ai passé un long séjour ici depuis le 18 décembre, certes les premiers jours étaient confinés à la marina faute de vêtements, d'argent et happés par les suites du naufrage et les discussions, l'histoire cent fois racontée. Mais rapidement j'ai pris possession d'une chambre retenue, il y a bien des mois, dans une pousada du quartier de Barra, et où il est prévu que Claudine me rejoigne le 1er janvier. Quelques reals prêtés par Vincent de ByeBye m'ont permis d'acheter quelques vêtements, en attendant que les fonds envoyés par Claudine n'arrivent.

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La pousada "La villa Française" tenue par 2 françaises, Nathalie et Stéphanie est située dans la petite rue Recife du quartier plutôt résidentiel de Barra, charme et tranquilité d'une pension de famille, où passent toutes les nationalités avec une majorité de français, ambiance bon enfant, accueil chaleureux et attentif. Contraste avec le bouillonnement et le fond sonore permanent de Salvador.

Le Pelourinho, c'est le centre historique, sur une butte, en haut de l'ascenseur Lacerda.

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tout de suite à droite, la masse blanche éblouissante en plein soleil de l'Hôtel de Ville

c'est le XVII et le XVIII ème siècle, c'est le baroque portuguais, aussi la musique afro-brésilienne, la danse, les rythmes. Dès qu'il y a un rythme ou une musique on voit des pieds, des jambes, des hanches qui commencent à bouger, parfois imperceptiblement, partout dans une file d'attente, dans le bus, des doigts qui battent la mesure sur la table d'un café. Plein de couleurs, de lumière. de la musique partout, même les marchands ambulants ont des sonos tonitruantes sur leur cariole, compétition de décibels.

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capoiera Salvador

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Sur la place emblématique, le "Terreiro de Jesus"

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la façade de l'église São Domingos fait face à "la Sé", la cathédrale

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se continue vers l'église São Francisco et les couvents avec cloîtres tapissés d'azulejos plus beaux que tout ce qu'on a vu au Portugal

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le Pelourinho est restreint et se parcoure à pied, dès qu'on veut s'éloigner en ville, il faut utiliser les bus,

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et ici les bus c'est tout un monde, bus rouges, brinquebalants dans un bruit de ferraille mais solides, malmenés par les chauffeurs qui dévallent les pentes à toute berzingue et prennent des virages en vrais trompe-la-mort, slaloment avec leur longue carcasse au milieu des voitures ou des autres cars. jamais vu d'accrochage mais toute le monde se gare.

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A l'intérieur, montée à l'arrière où se trouve le vendeur de ticket devant son tourniquet, qui rechigne devant un gros billet, le tarif unique, quelque soit le parcours est de 2,3 reals (# 1,1 €) mais très serviable à qui on peut demander sa route et qui fait signe ou tapote l'épaule à l'approche de l'arrêt. Si on se trompe de bus (ce qui m'est arrivé) un petit signe du controleur au chauffeur à l'autre bout, ou le tapement d'une pièce sur le montant métallique à l'adresse du chauffeur qui s'arrête, réouvre la porte arrière pour que je puisse descendre et attrapper le bus qu'il me désigne de loin.

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Souvent à un arrêt, monte un vendeur de boissons, glaces ou confiseries avec son bac isotherme en polystyrène qui fut blanc, dit son boniment circule en vendant sa camelote et redescent à l'arrêt suivant. On peut manger et boire dans le bus. Partant d'un arrêt un passager fait signe à un vendeur sur le trottoir, le chauffeur arrêt à nouveau, ouvre la porte, la vente d'une boisson se fait et tout le monde repart. Tant qu'on a pas passé le tourniquet d'entrée on peut voyager sans payer:

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parfois on voit un clochard assis avec son barda qui en profite jusqu'à un arrêt suivant. Il fait chaud, toutes les fenêtres sont ouvertes et le vent laisse une atmosphère agréable. L'ambiance est calme et bon enfant, jamais d'énervement de bousculade. C'est une bonne façon de découvrir la ville et les gens pour 3 sous, à condition de faire confiance au chauffeur.

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Il n'y a pas de lignes indiquées, pas d'horaire, les bus ont leur parcours indiqué sur le pare-brise avant et sur le côté arrière droit, mais rien aux arrêts de bus. quand il arrive à toute vitesse, quelquefois plusieurs bus de lignes différents en même temps, il faut vite déchiffrer son trajet et sauter à l'arrière. Le même trajet est effectué sans arrêt en boucle. Si il y a embouteillage, les portes s'ouvrent et on peut descendre au milieu du trafic. Bien sûr Il y a d'autres bus, les "executivo", plus petits, silencieux, avec la clim, des petits rideaux bleus, on est bien isolé: aucun interêt.

 image de Salvador

 La sécurité dans les bus ? sans risque particulier dans la journée, il est risqué de les prendre tard le soir ou dans certains quartiers, ou sur certaines lignes. On m’a dit que des bus venant la nuit de l’aéroport vers le centre, pleins de touristes chargés sont parfois rançonnés. Certains arrêts sont très déserts et isolés à la nuit tombée. Ces précautions prises on n’a pas eu de sentiments d’insécurité. Bien sûr ne pas provoquer avec des objets attirant l’envie : gros appareil de photo, montre clinquante ; et ne prendre sur soi que l’argent nécessaire, pas de cartes bancaires et photocopie du passeport. Ça  ne correspond pas à l’image dramatisante donnée. Comme partout des piquepickets, des agressions . Vu à l’Alliance Française un jeune qui s’est fait agressé au couteau à Rio, mais rentrait seul dans une petite rue déserte tard le soir : des points de suture à l’hôpital.

 

Noël arrivant j’avais l’intention de passer un Noël brésilien. Dans la salle d’attente de l’Alliance Française, en attente du consul, où Philippe faisait refaire une copie de son passeport nous avons rencontré un couple de jeunes français à qui nous avons raconté notre histoire et à qui j’ai parlé de mon idée. Et c’est comme cela que le soir du 24 décembre

 je suis allé comme prévu dans le quartier Uruguay, une favela de Salvador ("favela ouverte"), accueilli chez un jeune couple d’humanitaires sociaux ( Loïc et Beatrice et leur fils de 6 mois) ici depuis 2 mois et un autre couple (Aymeric et Flore) qui a la même action. Arrivée en taxi difficile dans la favela à la nuit, le chauffeur voulait me laisser à une adresse qui n’était pas la bonne ; refusé de descendre dans ce quartier la nuit, il a bien voulu téléphoner et se faire guider. Vers 21 h à pied à travers les petites rues de la favela vers l'église en brique construite sur une petite butte au milieu de la favela à l’occasion de la venue ici de Jean-Paul II. Messe en plein air, beaucoup de monde, chorale locale dont ils faisaient partie. Paroisse animée par un jeune prêtre, le Père Raphaël, parfaitement francophone.

office Noël Salvador

 

 ICI le site de Béatrice et Loïc 

Grande ferveur.

Pendant l’office un fond sonore de haut-parleurs, de pétards, etc.du quartier environnant

Après l’office beaucoup de congratulations, d'embrassades, de manifestations chaleureuses. On m'invite à revenir quand je veux.

Puis soirée de Noël dans la petite maison de Loïc et Béatrice à 7 à grignoter avec un peu de champagne, discussion jusqu'a 2 h du matin.

Dormi sur place hébergé par mes hôtes le tout dans un vacarme assoudissant de sonos, dans tout le quartier, jusque devant la porte (et c'est comme cela tous les jours et du matin au soir). Noël inoubliable, Merci Béatrice et Loïc beaucoup d'admiration pour ce que vous faites et ce que vous êtes.

 Je n’ai pas de photos, on m’avait déconseillé d’apporter un appareil. (Beatrice et Loïc avaient l'intention de m'en envoyer quelques unes).

 

 

 

Retour dans le quartier de Barra en bus, à la Villa Française.

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L’après-midi Nathalie et Stéphanie partageaient une bûche de Noël avec des invités, elles m'ont convié à la partager avec eux.

 Les plages de Salvador. Elles sont sur la côte atlantique.

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Elles se succèdent séparées par des masses de roches sur lesquelles se trouvent fort, groupes d’immeuble, phare, points de vue… certaines sont belles et propres, d’autres plus douteuses, bariolées de parasols, elles sont pleines dès le matin (ici ce sont les grandes vacances d’été).

 

C’est une belle balade, partie à pied, partie en bus.

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Alternance de soleil et de pluie sous la chaleur (janvier et février = saison des pluies).

 

Dans la Baie de Tous les Saints, en face de Salvador,

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la grande île d’Itaparica.

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La traversée en navettes surchargées toutes les 45 mn, départ à côté de la marina, au Terminal Nautico, des files d’attentes, la foule,

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une majorité de locaux qui transportent de tout, matériels, frigidaires, paquetages énormes qui peinent à entrer dans le bateau. 45 mn de traversée des vendeurs de toutes sortes proposent leurs marchandises, leurs friandises ou des glaces.

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A IItaparica des grandes et belles plage très prisées abritées par une barrière de corail, mais aussi des ports de pêche, des villages au patrimoine en cours de restauration.

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 Au débarcadère une animation , un brouhaha  et des minibus qui sillonnent l’île pour 3 sous.

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Au sud le petit port de pêche de Cacha-Pregos. L'occasion d'une halte autour d'un poisson grillé.

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Au nord le port d’Itaparica avec un petit centre ancien baroque en cours de restauration:

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et l'ancien fort marquant le point stratégique de l'île

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 retour à la nuit vers Salvador

 

Le 7 janvier Claudine et moi partons pour un tour brésilien organisé de longue date.

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Départ pour Rio

Nous sommes accueillis dès l’aéroport par notre guide local,

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Cecil Ruttiman, brésilien , famille d’origine suisse, parfaitement francophone, ancien architecte, qui nous fera découvrir Rio pendant 3 jours avec un talent, une érudition et une gentillesse, une disponibilité.

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Il nous conduit à notre pousada, une petite maison au milieu de grands immeubles, en plein quartier d’Ipanema.

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Sur le mur, près de la porte d’entrée, une plaque : "Dans cette maison a habité Antonio Carlos Jobim, fameux compositeur et chef d'orchestre brésilien, de 1962 - 1965". le compositeur mythique et fondateur de la Bossa Nova, auteur des célébrissimes    « Desafinado », « The Girl of Ipanema », immortalisés par João Gilberto. Emotion. Me revient le souvenir d’un concert  lors du festival « Jazz à Vienne »,  João Gilberto se produisait. Ce vieil homme seul en scène avec sa guitare qui imposait un silence religieux aux 6000 auditeurs du théâtre antique, avec sa voix douce et incomparable et le son faible d’une guitare sèche. Mais nous étions en 2003, manifestations des intermittents du spectacle. Il a essayé de tenir bon mais au bout d’une heure il a dû céder submergé par les bruits de cornes de brume des manifestants, procédé imbécile et indigne. Et je me souviens avoir eu honte de renvoyer au Brésil cet immense artiste, ce vieil homme digne, après une telle offense.

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Nous avons dormi quelques nuits dans cette sorte d’auberge de jeunesse, un peu rustique mais avec un tel charme, et dans quel quartier !

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Découverte bien sûr des bords de mer :

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plages d’Ipanema, de Copacabana, incontournables,

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vastes plages au sud  de Rio

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les points de vue obligatoires du Pain de Sucre qui marque une borne d’entrée de la baie. Rio comme Salvador sont les gardiennes de l’entrée d’une grande baie.

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tout à droite, en haut le Christ du Corcovado.

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De là-haut on voit la ville qui s’insinue au pied des sommets comme de multiples Pain de Sucre et semble mouler les reliefs comme si la mer s’était  insinuée là et s’y était figée en béton.

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Le Christ du Corcovado, masse de style Art Déco qui embrasse tout.

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Parfois, après la pluie, dans des brumes qui donnent une atmosphère céleste ou de Pentecôte !

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Il y a quelques restes d’un patrimoine historique perdu au milieu des gratte-ciels.Rio a connu aussi son baron Haussmann.

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Et le vieux quartier de Santa Teresa, avec ses villas de la riche société du début du XXème,

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les souvenirs d’une vie mondaine et artistique.

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Et un vieux tramway préservé qui brinquebale dans des rues qui n’étaient pas encore droites. Les passagers qui s’accrochent à l’extérieur ne paient pas le passage (un peu comme dans les bus de Salvador).

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Et bizarrerie  au milieu de tout cela un artiste (Selaron), sorte de « Facteur Cheval » local décore de carreaux récupérés ou envoyé du monde entier, un grand escalier du quartier.

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Il est là et signe des autographes tout en dirigeant l’entretient de son œuvre. Dans son atelier des coupures de presse du monde entier.

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Une cathédrale moderne sans charme, mais avec éclairage et volumes intérieurs impressionnants.

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Notre guide nous emmène manger à midi dans LA brasserie du centre: Brasserie-Patisserie "Colombo", au décor de glaces et boiseries "Art Nouveau"..

 

Dimanche 9  "a parte" touristique pour Paraty, ancienne ville-port,

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à 180 km sur la côte au sud de Rio, figée en ville musée dans son aspect du 18ème siècle, à l’époque où transitait là et partait pour l’Europe les cargaisons d’or des mines de Ouro Preto près de Belo Horizonte dans l’état de Minas Gerais, à 300 km d’ici.

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Des rues au carré, petites maisons basses, multicolores,

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des rues aux pavés terribles pour les chevilles.

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La marée qui inonde certaines rues.

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Ne manquez surtout pas d'aller au Paraty 33 ...

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...une caipirinha le soir à ne pas manquer, ambiance de bossa nova, avec le serveur qui esquisse à chaque service des pas de danse sur ce rythme, les verres en équilibre sur les plateaux qu'il fait tournoyer avec habileté: un spectacle en soi, une sacrée ambiance, et les rythmes dans la peau. 

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Une balade en barque dans la baie avec vue du site, des plages des îles, des résidences au bord de l’eau.

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La route en bus aller-retour de Rio est verte tropicale, côte découpée, des îles partout.

 

Retour à Rio.

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Après une nuit de pluies et d’orage, découverte d’une forêt  tropicale sur le territoire de Rio avec petite marche à pied complètement isolés du bruit de fond de la ville. Fleur mauve de bananier.

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La veille au soir nous avons vu arriver sur la plage d’Ipanema les premières pluies qui vont en quelques jours provoquer les inondations et glissements de terrain avec plus de 600 morts dans la région proche de Rio,

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ces hauteurs à l'horizon que l’on voyait bien du Pain de Sucre.

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Nous partons le lendemain pour Belo Horizonte et les villes historiques de l'état du Minas Gerais.

Belo Horizonte Ouro Preto

Lever à 4h, une minibus pour nous seul passe nous prendre et nous dépose à l’aéroport. Embarquement  déjà en retard. après 30 mn d’attente : vol annulé pour cause de météo : l’aéroport de Belo Horizonte est fermé à cause des entempéries. On partira 4 heures plus tard. Ciel bouché, avion agité jusqu‘à l’atterrissage un peu brutal. Les journaux ont tous leurs première page sur la catastrophe et tous : responsabilité de la pluie et aussi des autorités locales, régionales, constructions anarchiques dans des zones manifestement à risque. On sent l’émotion qu’on partage, on était tout près.

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Accueillis  par notre guide une jeune brésilienne parfaitement et subtilement francophone : Marcione qui, avec son chauffeur, va nous faire découvrir l’ensemble religieux baroque de Congonhas, Ouro Preto et son passé. La route se fait sous la pluie, circulation intense au milieu de ce pays de mines à ciel ouvert, de fer, de bauxite, la boue, les convois de camions chargés de minerai. Ciel bas et lourd, nature verte gorgée d’eau et dessous toujours une terre rouge.

 

Congonhas et l’ensemble religieux réalisé par le célèbre (ici, dont j’ignorais l’existence), et brillant architecte et sculpteur Aleijadinho qui a parsemé de ses œuvres toute la région d’Ouro Preto dans la 2ème moitié du 18ème siècle.

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La basilique « Do Senhor Bom Jesus de Matosinhos »

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 et les 6 chapelles qui contiennent des sculptures de la vie du Christ fantastiques de vie et d’une expression inhabituelle pour nous dans la sculpture religieuse de la fin du XVIIIème siècle .

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Ouro Preto et ses multiples églises avec toujours la « pâte » Aleijadinho.

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Les rues en pente, pavées, luisantes entre 2 pluies, les petites maison colorées.

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Et un très beau petit théâtre

Visite d’une ancienne mine d’or par son propriétaire,

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Jefferson, descendant d’esclave et qui nous fait visiter avec une bonne humeur et un humour fantastique, mimant l’esclave noir d’autrefois.

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Mais Ouro Preto c’est aussi une ville active, aux usines traitant la bauxite des carrières de la région.

route vers São João del Rei ...

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...halte dans une sorte de restauroute qui vendait des images pieuses et statues religieuses.

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puis dans le village spécialiste des "rocamboles", sortes de gâteaux roulés aux fruits dont notre guide nous offre une dégustation

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Enfin, derniers bijoux de l’art du baroque portuguais,

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visite à São João del Rei

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de la superbe église de São Francisco

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et ses bois sculptés

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ses panneaux  et les chaires sculptés en bois de cèdre.

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Et, inattendu...

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... visite d’un musée des chemins de fer brésiliens.

Et enfin toujours sous la pluie à quelques 13 km

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Tiradentes petite ville figée dans son aspect du 18ème siècle, un peu comme Paraty, mais très touristique. "Sur la route de l'or des tropiques, à 330 km au nord de Rio"

Visite au grand galop: nous avons près de 200km à faire dans l'après-midi, sous la pluie pour regagner l'aéroport de Belo Horizonte.

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Une très belle fontaine en pierre du 18ème.

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L’église de São Francisco de Assis, chef d’œuvre de l’incontournable Aleijadinho, intérieur rococo, surprenant et magnifique.

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Un buffet d’orgue superbe. Malheureusement dans beaucoup de ces églises classées au patrimoine mondial il est interdit de photographier.

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les rues pavées glissantes sous la pluie, aux petites maisons colorées,

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une petite place centrale, touristique à souhait, entourée de boutiques de souvenirs. On nous accorde 20 mn pour faire les boutiques avant...

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... reprendre la route à travers une campagne vallonnée, détrempée, grise et verte

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Retour de 150 km un peu stressant sous une pluie battante vers l'aéroport de Belo Horizonte.

 

Etape suivante  en avion, avec escale à Curitiba, vers Foz d'Iguaçu.

vol Rio Iguaçu

Là encore accueillis par un guide francophone, très sympathique, pas trop tourné vers la culture, mais plutôt l’économie et la politique et surtout la gastronomie, après avoir fait une année d’école en Savoie. La plus grande partie des chutes se situe en Argentine, dont passage de la frontière pour la journée. Spectacle  grandiose, bruit grandiose, entouré d’une forêt tropicale aux multiples rencontres.

 Le lendemain visite du côté brésilien avec circuit en zodiac sous les cascades avec douche en bonne et due forme.   

 

1 janvier 2011

Hergé

Je ne peux résister à reproduire le commentaire que m'envoie Francis, un ami de longue date. Un vrai marin, un vrai skipper ! auprès de qui j'ai beaucoup appris,

J'espère qu'il ne m'en voudra pas.

Bonne Année Francis et Geneviève.

 

"Hé non, Hergé n'est pas mort !..

 

    Mais,pensant que le personnage de Tintin avait fait son temps, il a créé un nouveau personnage, aux aventures tout aussi palpitantes et rocambolesques, qu'il a appelé Xavier Martel. On retrouve bien les mêmes ingrédients que chez Tintin : le personnage n'est pas censé être un reporter, mais c'est bien un reportage qu'il nous distille sous forme de feuilleton au fil des semaines. Les destinations exotiques sont bien au rendez-vous, avec leurs paysages magnifiques et leurs personnages attachants.

    Et quel crescendo dans l'aventure et le suspense ! Les dissensions au sein de l'équipage qui se soldent par le départ de l'équipier - généreux et sympathique -, mais qui veut toujours aller plus vite que la musique.

    Et puis alors... le coup du naufrage lors de la traversée de l'Atlantique...

    -  départ en catastrophe dans la survie, qui se met à fuir ...

    - vivres trempées, piles foutues - le CROSS qui n'aide pas - le bateau qu'on regarde couler ...

    - l'argent et les papiers au fond de l'océan...

   Alors là, vraiment, il a mis le paquet... Mais, bon ! On est bon public ; on marche ...

   Et puis le sauvetage par un voilier ami; le réconfort, la chaleureuse convivialité du bord... Tout y est...

   Et maintenant, que nous réserve la suite ? Xavier Martel trouvera-t-il un nouveau bateau pour continuer ses extraordinaires aventures ?

   Claudine arrivera-t-elle à trouver, à ramener en Amérique tous les précieux impédimenta qui permettrons à Xavier de poursuivre sa route dans les meilleures conditions ?

   Vous le saurez, en suivant les prochains épisodes des folles aventures...

 

   On croit rêver !

    Avant-hier, j'ai commencé à écrire un mail "bateau" pour envoyer des vœux de bonne année; et puis, n'ayant pas regardé ton blog depuis un moment, je me suis dit que je devrais peut-être y jeter un coup d' œil, et alors là !

    J'imagine ce que ça peut représenter pour le propriétaire du bateau... et le stress que vous avez dû tous éprouver... Enfin, apparemment, tout le monde est en bonne santé, c'est encore le plus précieux.

 

   Alors, pour cette nouvelle année qui commence, je te souhaite, je vous souhaite, des aventures un peu moins agitées, sans stress et sans frayeurs, une fin de voyage en tous points agréable et une année 2011 pleine de belles rencontres et d'amitié.

 

Geneviève se joint à moi, pour vous souhaiter, à Claudine et toi

                                                                        

                                                                                             UNE EXCELLENTE ANNEE 2011

 

 

Francis"

 

 

 

1 janvier 2011

Bonne Année

FELIZ ANO NOVO

BONNE ANNEE 2011 à tous ceux qui lisent fidèlement ce blog et ont suivi notre périple depuis septembre

Le blog est au point mort, mais devrait prochainement reprendre son cours
Hier soir magnifique feu d'artifice sur la mer face au phare de Barra

 

 

28 décembre 2010

Arrivee a Salvador


Le blog s'est bien appauvri depuis l'arrivée a Salvador. Je n'ai plus de PC qui a pris l'eau de mer dans la survie; avec beaucoup de gentillesse Didier de Antidote a récupéré le disque dur. Claudine qui arrive le 1 er janvier va essayer de m'apporter son identique ce qui resoudrait le problème, a condition que la Fnac soit livrée a temps, ce qui n'est pas du tout gagné !! D'autre part mes chargeurs de batteries d'appareils photo sont au fond de l'Atlantique et les batteries dechargées; même tentative de sauvetage.

J'ai utilisé le PC de Philippe pour le récit du naufrage. J'utilise maintenant le PC mis a la disposition des clients de la pousada La Villa Française, par nos charmantes hôtesses,

Je vais profiter des temps d'utilisation á partager pour mettre quelques infos; en particulier sur le réveillon de Noël assez inoubliable que j'ai passé dans la paroisse d'une favela de Salvador, invité par un jeune couple assez extraordinaire: Béatrice et Loïc. Travaillant par l'intermediaire d'une ONG.

Beaucoup de choses á dire et á montrer, si possible, sur Salvador, ville grouillante, bruyante, colorée et très contrastée.

17 décembre 2010

Naufrage d'ELANAVEVA

Les photos, images et textes de ce blog sont stritement privés. Toute utilisation, reproduction, publication est interdite.

 




Ce texte est édité le soir même de notre arrivée, le 17 décembre à Salvador

Vendredi 10 décembre 2010 

Le matin fin des quarts sans histoire, on a l’impression d’être enfin sortis du Pot au noir.

Au près, le bateau marche bien.

Dans la matinée Philippe me dit en montant dans le cockpit :  «Tu entends le battement ? ce qui m’inquiète vraiment c’est ce problème de dérive ». J’étais assis sous la capote côté babord.

Echanges à la VHF avec Jade 5 dont on s’est aperçu qu’ils étaient proches. Claude leur demande d’envoyer un mail pour lui. L’Iridium ne donne pas de connexion chez nous.

Vers midi, Claude apparaît au pied de la descente de cockpit et nous demande s’il nous fait un repas (des spaghetti) ou si on fait un grignotage. On opte pour le grignotage. Philippe et Claude dans le carré, ils mangent puis font la sieste, Philippe dans le carré, Claude dans sa couchette. Je suis resté dans le cockpit, différant mon repas.

Un moment après, j’entends un très gros bruit sourd, je jette un coup d’œil rapide autour : rien. Me revient immédiatement en mémoire un bruit un peu semblable entendu la veille ou l’avant-veille ; je n’avais rien remarqué de spécial et m’était alors venu à l’esprit que Philippe qui dormait alors était tombé de sa couchette, vent fort, bateau agité, bien sûr il n’en était rien.

Quelques secondes après, un appel fort de Philippe:  « énorme voie d’eau à bord ». quelques secondes plus tard

Claude: « on va couler, il faut mettre la survie à l’eau ». Il saisit la VHF et lance « may day, may day, may day,  nous coulons » puis rapide échange, il précise notre position. Il est 14h 30. (2 31 9  Nord – 25 38 10 Ouest)

Je le vois enlever la balise de sécurité dans l’escalier du cockpit.

Je descends et voit le niveau d’eau sur le plancher, avec un bouillonnent au pied de la descente. Je choque les écoutes du génois et de la grande voile. Je vois Philippe en train de mettre à l’eau l’annexe. Je redescends. Je pense : vêtements chauds et rations de survie alimentaire. Je prends dans mon placard : polaire, veste de ciré jaune, et sur la banquette où je dors short et chemise (je suis en maillot de bain), sac étanche, que je monte dans le cockpit. Je vais à la survie où les courroies métalliques sont ouvertes, je cherche un instant le mode de fonctionnement, Claude arrive il me montre la courroie à sortir et à amarrer au bateau, je la tire et l’attache au rail de fargue et on jette la survie par dessus bord côté babord, elle s’ouvre tout de suite dans l’eau. Je redescends pour chercher de la nourriture. Je pense à ce qui est très calorique : les      « quatre-quarts » et la boite de « Mars » achetée par JP, une boite de pâte de fruit dans l’équipée au pied de ma couchette dans le carré, j’aperçois mon 2éme appareil photo (l’appareil étanche est toujours dans ma poche) sur mon équipée et ma sacoche d’ordi, je les attrape et en 2 allers-retours rapide au cockpit je les monte et les passe à Philippe qui est dans la survie et la tient à la main contre le bateau coté babord, malgré les tractions de la houle. J’ai posé mon GPS sur la banquette. Philippe me dit :  « de l’eau », je redescends et le niveau à bien monté, environ 40 – 50 cm, des bouteilles d’eau rangées dans les fonds flottent, j'en attrape (au moins 3 je croie ) et les remonte. Philippe me dit « est-ce que tu peux attraper mon ordinateur dans la cabine avant ? ». je redescends et le niveau d’eau est proche du plateau de la table du cockpit, les planchers flottent et je les mets sous mes pieds pour avancer, et je pense à l’effet de marcher sur les glaçons sur la banquise. Avance difficile, j’ai soudain peur que le niveau monte d’un coup, ou que le bateau chavire et de rester coincé dedans. J’attrape l’ordi que je connais, en évidence. Et je remonte. Claude est assis au fond de la survie, Philippe la retient avec effort contre le bateau malgré la houle et je descends, avant je ferme le capot de la descente, pensant favoriser une réserve d’air qui maintiaindrait le bateau entre deux eaux comme point repère et ancre flottante). Je suis le dernier à quitter le bateau. On laisse la survie s’éloigner un peu, elle est retenue par son bout et un bout à la plage arrière. Claude dit tout de suite de couper, je propose de tirer la survie et de la détacher du chandelier, ce qu’on fait. mais le bateau un peu enfoncé vers l’avant, flotte encore bien, je dis qu’il ne faut pas couper de suite qu’il peut éventuellement flotter avec des poches d’air entre deux eaux.  Le bateau n’est plus tenu que par le bout arrière, plus à distance du bateau. Claude demande de couper, de peur qu’il coule et nous entraîne, Philippe me demande mon couteau,mais trouve un couteau de la survie. Il est prêt avec le couteau à la main. Le bateau penche plus vers l’avant. Philippe coupe. La survie s’éloigne suivie par l’annexe que Philippe a amarré.

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Un moment on ne fait que regarder le bateau, je prends des photos avec mon appareil étanche.

A 15h05 heure des Açores de mon appareil, Elanaveva disparait. 35 minutes après le "may-day".

Je dis que l’annexe peut avoir un rôle d'ancre flottante. Phillippe dit qu’il doit y avoir une ancre dans le matériel de survie, effectivement je la trouve à mes pieds et je la mets à l’eau, amarrée ; Philippe me fait remarquer que pour être efficace elle doit ne tirer que sur son brin unique. Philippe a embarqué sa VHF, très vite il lance des appels sans réponses, répétés régulièrement. Je dit que la balise embarquée et qui émet va créer immédiatement une chaine de communication : balise – CROSS- RIDS- voiliers de la flotte pour donner immédiatement notre position dans la survie. Pour cela je ne suis pas inquiet. L’annexe se détache et s’éloigne, on tente rapidement avec Philippe de ramer pour la récupérer, elle n’est qu’à quelques mètres. Peine perdue, sans doute freinés par notre ancre flottante, et l’annexe plus légère dérive au vent.

Je dis que j’ai oublié de prendre tous mes papiers, mon portefeuille. Claude dit qu’il a pris la pochette avec les passeports. La pochette avec tout mon argent pour la suite du Rallye était à 2 mètres de l’ordi de Philippe mais dans une poche fermée du grand sac : je n’y ai pas pensé, pensé seulement à sortir vite. J’ai oublié le GPS sur la banquette du cockpit. Philippe et moi sommes en maillot de bain. Il y a beaucoup de piles embarquées. Pour augmenter la portée, il se met debout malgré l’instabilité, je le tiens un peu, le fond est souple et instable, il s’appuie sur le haut de la capote qui n’offre aucune résistance et s’effondre un peu sur Claude qui est assis au fond. Claude est effondré, abattu, un moment de sanglot, je tente un geste de sympathie. Il est prostré, la balise à la main. Il vient d’assister à la disparition de son bateau, de ses rêves, d'une partie de sa vie à venir.

Un peu d’eau à mes pieds, Philippe me dit que ça doit être un pac de jus d’orange lancé du bateau qui a du s’ouvrir. J’éponge. Mais le petit niveau réapparaît et de plus en plus, Claude goûte et dit qu’il s’agit d’eau salée ; j’éponge et de plus en plus, ce niveau augmente, il y a de l’eau au pied de Philippe puis autour de Claude. Les points bas, des pieds, de la situation de Claude sont des réserves d’eau. Manifestement il y a une fuite. Claude voit une notice qui dit de gonfler le fond, on sort un gonfleur d’un des sacs, de sous les fusées. Mais on ne trouve pas le point de gonflage. Difficile de se bouger, le sol est mou, impossible de soulever la sorte de tapis de sol, de se tenir debout. Je vais écoper sans arrêt jusqu’à notre sauvetage, mais le niveau monte doucement plus vite que l’écopage. Philippe fait remarquer à Claude que la boite de pile à côté de lui est dans l’eau, donc fichue, ma sacoche d’ordi trempe un peu dans l’eau, il lui dit aussi de la surélever, Claude ne réagit quasiment pas, se plaint de sa douleur d’épaule. J’accroche ma sacoche à la sorte de main courante qui fait le tour. Les quatre-quarts trempent dans l’eau, à côté d’un chorizo sous cellophane, à côté de Claude, la boite en carton de pâtes de fruits se délite, tout se disperse dans l’eau du fond.

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Et je continue sans cesse d’évacuer l’eau, avec une éponge, puis 2 éponges pour aller plus vite, puis le niveau est suffisant à certains endroit pour utiliser l’écope. Je suis dans une position inconfortable, des crampes, besoin de m’arrêter et d’étendre les jambes quelques instants, avant de reprendre pendant que le niveau reprend. Impossible de tenir une journée et encore moins des jours comme cela. Claude dit qu’arrivée à un certain niveau l’eau s’arrêtera.

Philippe dit : «  je vois un bateau », il me faudra quelques minutes pour le voir moi-aussi, minuscule point noir à l’horizon.

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La VHF capte un appel de Jade 5 qui n’entend pas la réponse de notre VHF 5w. « nous sommes à 15 miles de votre position, pour économiser votre batterie, allumez la VHF toutes les 15mn, nous répéterons l’appel, nous restons en veille sur le 69 et le 16 ». Jade n’entend pas la réponse et invariablement tous les quarts d’heure rediffuse le message. « nous sommes à 14 miles de… »  « à 13 miles… ». Puis Jade finit par capter  notre VHF et le dialogue s’installe avec Philippe qui les guide à vue, essaie de les orienter. Jade ne nous voit pas, nous sommes au ras de l’eau. Philippe averti Jade qu’il va lancer une fusée parachute : il ne la voit pas. Un grain arrive, on pense vers nous, mais nous épargne et se dirige sur Jade. Inquiétude dans la grisaille du nuage et de la pluie on perd de vue un moment le bateau. Le grain passe, Philippe estime que Jade progresse en défilement, nous évitant. Il les guide, changement de cap, le bateau se dirige à nouveau vers nous. Nouvelle fusée parachute, aperçue cette fois : nous sommes localisés.

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Soulagement fantastique dans la survie et, à la voix, aussi sur Jade. Un moment après Philippe ouvre un feu à main, Jade nous voit pour la première fois. On a vu s’approcher Jade, du point noir à l’horizon, au profil d’une voile, puis la coque, puis les 2 coques du catamaran. La manœuvre d’approche commence. Echange de grands signes de bras. Jade se dirige sous notre vent. Philippe avertit de la présence de l’ancre flottante.

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Jade fait demi-tour immédiatement et vient se mettre à notre vent avec la jupe arrière et les escaliers. Philippe attrape les poignées de la jupe et tient la survie au contact. Rapidement on transfert les objets qu’on veut préserver, je monte, puis Claude, puis Philippe à la limite de pouvoir encore tenir la survie chahutée par la houle et qui tape sur le bateau. Aidés par Joël venu nous tirer. On monte sur la plage arrière.

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On laisse partir la survie.

Un peu hébétés dans le cockpit du catamaran, Liliane et Joël nous accueillent, on va pouvoir prendre une douche.

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Bien sûr la libération des émotions, on reprend le fil du déroulement de part et d’autre. Joël et Liliane nous disent le coup de sueur qu’ils ont eu en entendant le may-day d’Elanaveva, le stress et l’angoisse de ne pas nous retrouver et, comme nous, que la nuit arrive (ici 1 heure 30 après notre récupération).

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La trace de Jade 5 pour nous récupérer. le point du naufrage et la position de la survie lors  de la récupération.

Que pouvaient-ils faire s’ils ne nous retrouvaient pas, s’ils n’avaient pas de contact VHF ?  On aurait dû pouvoir compter sur la balise et le Cross : problème à éclaircir car c’est bien Joël et Liliane, et eux seuls, sur Jade 5 qui ont eu la rapidité, la rigueur, le sang froid, la persévérance dans leurs messages sans réponse de nous, qui nous ont sauvés. D'après eux aucun message du CROSS pour suivre la position de la balise dans la survie. Des vrais marins sur Jade 5. Et maintenant nous sommes sur leur bateau pour au moins 10 jours, à 5 avec des vivres prévus pour 2. Très vite on trouve la gentillesse, la bonne humeur, l’accueil, la générosité.

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On est de suite intégrés et la navigation continue.

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On participe aux quarts, on découvre cette machine qu’est un catamaran, on va s’initier aux manœuvres, apprendre les sensations complètement différents du cata. Discussions où, bien sûr, ce naufrage est évoqué, disséqué, analysé, besoin d’en parler. De l’aigreur (dont il faudra voir si elle justifiée) envers le Cross que Jade a eu au cours des recherches et qui demandait des renseignements ou donnait des conseils longs (alors que leur crédit de minutes d’Iridium était limité) au lieu de donner LE  renseignement attendu : la position de la balise dans la survie.

11 décembre

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En soirée, on passe "la ligne". Premier passage de l'équateur pour moi.

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Bien que l'ambiance ne soit pas aux réjouissances, "on marque le coup"

13 décembre

La vie s’organise à bord, Lili et Joël sont « super », adorables. Des échanges téléphoniques par Iridium de Claude avec Patrick du RIDS et l’assureur du bateau. Au cours du demi-tour en urgence du cata pour faire route vers nous, de l’eau de mer à giclé par une écoutille sur le PC de Jade, qui contenait tout et surtout le logiciel d’Iridium : plus d’internet possible, plus de mails ; seul le téléphone (et les SMS) marche avec ses incertitudes et les imperfections de réception. Nous sommes à proximité de Antidote pendant 48h, ce qui permet de leur dicter par VHF les mails qu’ils se chargent d’envoyer. L’aide d’Antitode a été très précieuse, avec toujours une gentillesse extrême, pendant ces 2 premiers jours.

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Antidote s’est détourné lors du naufrage, pour nous secourir. Dès que Jade nous a récupérés, Antidote a pu reprendre sa route.

14 décembre

Joël prend une belle dorade coryphène mesurée à 1,20 m.

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"les dorades du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantant" (le bateau ivre)

Elle fera plusieurs repas. Chaire succulente.

Nous sommes lundi et devrions arriver à Salvador en fin de semaine. Aujourd’hui ciel bleu uni pour la première fois, 30° non ressentis avec le vent, mer très calme, entre 10 et 12 nœuds de vent, et 6 noeuds de vitesse. Encore environ 700 milles pour Salvador.

Dans l’immédiat : je n’ai que mes vêtements sur moi et un appareil photo (qui en fait un peu partie). Je n’ai pas pu prendre mon portefeuille avec carte bancaire, espèces, et tout le reste. Claude a eu la présence d’esprit de prendre la pochette du bateau qui contenait son passeport et le mien.

Je réfléchis à la suite, nous avons organisé avec Claudine un tour qui nous emmènera dans le Brésil pendant 11 jours. par l'Iridium elle me pose la question de ce que je compte faire: rapatriement, ou continuation. Le rapatriement me semble inconcevable.

Pour la suite j’ai l’intention de continuer le Rallye des Îles du Soleil vers l’Amazone. Parceque c’est un projet qui m’a habité trop intensément pour y renoncer, pour ne pas rester sur cet épisode désastreux, et rentrer sur cet abandon, pour continuer à naviguer comme on remonte de suite à cheval lorsqu’on chute. Parceque c’est le naufrage d’un bateau, ce n'est pas le mien. Mais il me faut trouver un bateau et c’est une autre histoire.

J’ai perdu toute la préparation pour l’Amazone : Antipaludéens (Malarone), antimoustiques, moustiquaire, vêtements adaptés. Mon PC qui me permet d’alimenter le blog est « out » : il a pris l’eau de mer dans la survie. Je n’ai plus de chargeur de batterie d’appareil photo. Etc. etc. et j’arrive à Salvador en chemise et sans un sou.

Les causes du naufrage:

Ce ne sont que suppositions.

La voie d’eau s’est produite à l’aplomb du cable relevant et descendant la dérive, au pied de l’escalier.

La dérive « cognait » récemment et de plus en plus.


 

Nous sommes partis de Mindelo le vendredi 3 décembre. La matin nous partons avec Philippe faire les dernières courses de fruits et légumes.

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Milly de l’AF nous indique au marché aux légume son amie Betty. Puis nous cherchons et nous renseignons pour acheter un peu de charcuterie.

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A chaque fois nous rencontrons des gens aimables, souriants, serviables. Achat de papayes à un coin de rue à une charmante jeune cap-verdienne toute contente de vendre un peu de ses produits.

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Repassons à l’AF pour faire un au revoir à Milly, véritable lien entre nous et Mindelo. On se souviendra de son sourire tranquille, de sa serviabilité. Je lui demande de la prendre en photo et je lui promets de lui envoyer par mail ainsi que l’adresse du blog. Malheureusement sa carte (de même que celle du jeune couple de « baia das Gatas ») est au fond de l’eau. J’espère qu’il ne m’en voudront pas.

Le départ a été donné à partir de 8 heures, à la liberté de chaque bateau. Nous larguons les amarres à 11 heures.

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Route le long de la côte de San Vicente, paysages magnifiques, pas de vent. Devant nous Pitheas et Orenoque partis plus tôt ne sont presque plus visibles, Gaïa et Antidote sont devant. Avant de sortir du chenal entre São Vicente et Santo Antão, nous voyons Orénoque au moteur, voiles affalées revenant au port : déchirure dans la grande voile.

Journée au moteur. Petite inquiétude de devoir déjà consommer du gasoil dont on aura peut-être beaucoup besoin

dans le « pôt au noir ».

Puis journées et nuits au près avec vent de sud-est. Le vent adonne et nous envoyons le spi pour 2 heures, mais vent instable, on affale. Puis une journée entière sous spi de 9 h à 19 heures au largue – grand-largue, on avance à 7 nœuds de moyenne.

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Les manoeuvres

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La vie à bord

Peu de poissons, dauphins ou autres, par contre énormément de vol d’exocets, poissons volants. Des couchers et levers de soleil de rêve, aux teinte inimaginables.

Pas de pêche : des 2 cannes à pêches, l’une à disparue, emportée sans doute par du gros poisson, l’autre est hors d’usage après essai de démontage du moulinet par JP.

Les quarts de nuits sont toujours un moment agréable, l’occasion de lire à la lampe frontale tout un numéro de Sciences Sociales sur Claude Levy-Strauss, à l’approche de l’Amazone, je vais lire « Tristes tropiques » qui est à bord dans la bibliothèque de Claude. Je lis, déguste « Ode Maritime » de Pessoa et j’en apprends par cœur des passages en portuguais (il a malheureusement disparu dans l'océan, mais il me reste le superbe passage appris par coeur (merci Fanny). Un peu d’Assimil brésilien. Des policiers de Fred Vargas. L’extase devant le ciel étoilé des tropiques.

Une nuit vers 2 heures Claude et Philippe voient des éclairs et un fond sombre dans la nuit à l’horizon : le pôt au noir. A 5h 30, de quart je vois toujours des éclairs mais surtout le vent se renforce rapidement, je réveille Claude et Philippe pour prendre 2 ris de précaution, de grosses masses sombres nuageuses un peu partout. Au lever du jour vers 7 heures ce paysage se confirme, on a tout à coup l’impression de naviguer en Bretagne, la chaleur en plus. Des grains passent avec fortes accélérations de vent 30-35noeuds, peu durables, de la pluie par averses. La mer n’est que moyennement agitée.

Nous aurons ce régime pendant 24 heures, puis éclaircie franche du ciel qui nous fait croire à la sortie déjà du pôt au noir. Mais grande période de calme avec moteur, et pendant 2 jours des grosses nébulosités noires et des grains qui se forment,rapidement venant on ne sait d'où, au milieu d’un ciel dégagé : nous n’en sommes pas sortis encore.

Puis le vent reprend, le temps se régularise, les grains se font très rares. Vent de sud-est, on pense toucher les alizés de l’hémisphère sud. Au près on marche bien.

Puis c’est le Vendredi 10 décembre.

 

16 décembre

9h du matin la VHF crépite. Mauskatty, Carajan, Blackpearl appellent. Nous commençons à arriver dans un « entonnoir » où se rejoignent les bateaux à l’approche de Salvador. Nous sommes à 260 milles de l’arrivée. Nous avons fait près de 190 milles en 24 h.

17 décembre

à 9 heures, Philippe (l'oeil de lynx du bateau) aperçoit la côte brésilienne. côté longée toute la journée à la voile puis au moteur faute de vent mais avec un courant favorable.

arrivée à Salvador, on longe la côte de la ville par le nord, pour contourner le phare et se diriger vers la marina; des immeubles comme des gratte-ciels posés au bord de l'eau avec à leurs pieds des petites baraques en bois. des gros navires attendent au mouillage en face du port, des petits ferries font la navette, au milieu des barques menées à la godille. Nicolas nous joint à la VHF pour nous guider, nous donner notre emplacement. Au quai les équipages arrivés sont là, applaudissement, coups de trompe. accueil par une brésilienne en costume avec une verre de caïpirinia, une caméra qui retransmet en direct sur le site du RIDS. émotions, embrassades, il y a eu de l'inquiétude pour nous et certaines ont été réellement traumatisées. Le soir tous au restaurant autour d'une table libératoire.

Après l'arrivée il y a eu des contacts internet, et visite du site du RIDS: je suis scandalisé par le rapide compte-rendu "officiel" qui donne la partie belle au Cross qui n'a pas donné ce que n'importe qui en aurait attendu: la position en continu de la balise de la survie. On aurait pu par ailleurs attendre du CO du RIDS une attention, une prévenance, une présence toute particulière auprès des épouses qui étaient dans une angoisse que l'on devine: il semble qu'il n'en a rien été. Présence dans la période du naufrage, mais aussi après: démarches, conseils (nous avons tout perdu, et les communications sont plus que rudimentaires: seulement SMS, car le crédit de l'iridium s'épuise). Heureusement nous avons eu la chance extraordinaire d'avoir Jade 5 à nos côtés. Mais tout cela s'est joué à peu de chose. Nous avons eu beaucoup de chance.

lire le vécu de Lili et Joël sur leur blog:  http://lili-joel-jade4.oldiblog.com

Philippe  n'édite pas de blog, mais il a mis par écrit son vécu de cet évènement. Nous avons convenu de le reproduire ici:

"Fortune de mer

 

Lors de la traversée Mindelo (Cap vert) Salvador de Bahia, à bord du voilier Elanaveva (Propriétaire Claude Grellet, équipiers Xavier Martel, et moi-même, le 10 décembre 2010 à 14 h 15, par 2°31’009N et 25°38’010W, avec une mer peu agitée a agitée,  deux grand bruits provenant du puit de dérive ont lieu.

J’étais allongé sur la couchette du carré côté bâbord.

Je me lève pour me rendre compte de quoi il s’agit.

Je me rends compte qu’au pied de la descente du carré il y a  une importante voie d’eau

Je crie « énorme voie d’eau », et j’essaye de la colmater.

A ce moment Claude envoie un premier Mayday avec la position d’Elanaveva.

Voyant qu’il était impossible de colmater la voie d’eau, je me précipite sur une penderie et je prépare une brassée de vêtements.

Je prends ma vhf portable et une boite de piles.

Je prends un sac étanche et je mets en vrac dedans ma vhf portable, et  le paquet de piles, que j’emmène a l’arrière.

Je commence à couper avec mon couteau les bouts fixant l’annexe au bord et n’en garde qu’un que je relie au balcon arrière.

Je perds mon couteau.

Pendant ce temps Xavier et Claude ont mis la survie à l’eau dont le bout de fixation est fixé sur le rail de fargue bâbord par Xavier.

A ce moment, je détache l’annexe du balcon arrière, et la fixe au radeau de survie dans laquelle  je jette les vêtements et le sac étanche contenant la vhf et les piles

Je passe alors dans le radeau de survie que je tiens le long d’Elanaveva afin de permettre à Xavier et à Claude de jeter à bord un peu de nourriture et les affaires qu’ils peuvent sauver.

Voyant l’ordinateur de Xavier, je pense au mien et demande à Xavier d’aller le chercher  à l’avant ne  pouvant y aller moi-même.   

Xavier revient un moment après avec mon ordinateur que je mets à mon cou.

Claude en premier et Xavier, « le dernier à quitter le bord », montent à bord du radeau de survie que je laisse alors s’éloigner du bord mais toujours retenu à Elanaveva par un bout.

Après avoir consulté Xavier, je refuse d’écouter Claude qui me demande avec insistance de couper le bout qui nous relie à Elanaveva sachant que dès que nous l’aurons coupé nous  commencerons à dériver et qu’il sera plus difficile de nous retrouver.

Je demande à Xavier s’il a son appareil de photo et lui suggère de faire des photos d’Elanaveva en train de sombrer.

A 14H45 3 secondes avant qu’Elanaveva ne coule je coupe le bout qui nous relie à lui avec le couteau de la survie.

Je demande à Xavier de mettre à l’eau l’ancre flottante.

Claude est assis au fond de la survie côté abrité et Xavier et moi assis côté ouvert

Voyant que la survie prend l’eau Xavier se met à écoper et je l’aide occasionnellement

Je demande à Claude de changer les piles de ma vhf qui étaient vieilles, ce qu’il fait, mais il laisse malheureusement les autres piles dans l’eau qui se trouve au fond de la survie.
Claude envoie  alors un appel sur la vhf pour savoir si on nous entend.

Personne

L’annexe que j’avais amarrée à la survie se détache (dans l’affolement j’ai probablement mal fait le nœud).

Avec Xavier, légère tentative de pagayer pour la rattraper mais je me suis rendu compte que ce serai très difficile de le faire à cause  de l’ancre flottante de la survie, et je n’avais pas envie de me mettre à l’eau.

Premier appel de Jade5 avec qui nous avions eu une liaison radio 1 heure avant, et qui ayant entendu notre appel de détresse, arrive, il nous signale qu’il se trouve à 18 miles, et qu’il fait route sur nous.

Ensuite toute les quinze minutes Jade nous appelle pour nous signaler son approche.

Je m’aperçois que les piles de rechanges, que Claude à laissées au fond de la survie sont mouillées et hors d’usage.

Pendant tous ce temps, Xavier écope, mais l’eau a vite fait de tout mouiller,  y compris la nourriture et la sacoche ordinateur de Xavier, je demande donc à Claude de la mettre hors d’eau en la posant sur sa jambe.

Je mets mon ordinateur autour de mon cou et je tiens ma vhf entre les dents quand j’ai besoin de mes mains.

Vers 17 heures ? J’aperçois un point à l’horizon qui se dirige vers un grain (c’était Jade5) , je lui signale que je l’aperçois, et après avoir consulté Xavier, lui signale que nous nous trouvons sur son bâbord.

J’envoie  la première fusée sans effets.

Jade5 rentre dans le  grain, on le perd de vue.

Sortie du grain Jade se dirige vers nous. Je le lui signale, et j’envoie de la 2ème fusée, au dernier moment, peu de temps avant son extinction,  Jade5 nous signale qu’il la voie Ouf.

Un peu plus tard par  soucis d’assurer le coup, je percute 2 Fumigènes Jade aperçois le 2ème.

Il s’avère que la survie est très difficile à distinguer de leur bord, nous ne sommes qu’un petit point à l’horizon qui de plus disparaît entre les vagues.

Vers 18  heures, je lance un bout à Joël, et pendant que je retiens la survie le long de Jade, Xavier suivi de Claude et moi en dernier  montons à bord de Jade.

Nous abandonnons la survie et la laissons dériver.

Nous avons eu la chance que Jade fasse une route parallèle à notre dérive pour rejoindre le lieu du naufrage, et que je l’aperçoive, et que Joël ait un vrai sens marin.

Merci à Joël et Lili et à Jade .

Nous avons finalement dérivé sur 8 milles.

A plusieurs reprises, j’avais fais part de mon inquiétude au sujet des chocs de la dérive que nous entendions dès que nous naviguions au près, dont le matin même du naufrage avec Xavier.

Philippe Escoffier"

 

 

 

2 décembre 2010

Dernier jour à Mindelo


Cette étape du Cap-Vert a été la plus belle jusqu'à présent.

des couleurs, des gens sympathiques, une atmosphère calme.

Les alizés sont là, avec retard et bien faibles, on attend ce vent de nord-est à seulement 5 ou 10 noeuds.

Donc départ demain matin. Et rendez-vous sur le continent américain après le passage de la "ligne": l'équateur.

Avant de partir et juste pour la couleur, quelques photos des rues de Mindelo.

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1 décembre 2010

Santo Antão

Lundi 29 et Mardi 30

Escapade à Santo Antão, la plus île du Cap-Vert, dit-on, dont le port:Porto Novo est  à 8 milles de Mindelo (une quinzaine de km). Embarquement à 7h 30, 2 ferries assurent la traversée,

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le "Ribeira de Paul", sorte de guimbarde de la mer, "boat people" à l'allure sympathique et peu rassurante

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et le ferry de la compagnie Armas pour laquelle le "Petit Futé" a pris définitivement parti.

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1h 50 de traversée, le ciel est bouché et on redoute de faire la visite de l'île dans le brouillard. Milly, de l'accueil de l'AF avait organisé par téléphone nos 2 jours

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et un guide nous attendait avec une pancarte à la sortie du bateau.

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On grimpe dans un "Espace" et c'est la traversée vers le nord, vers Ponto do Sol, passant par Ribeira Grande. routes entièrement pavées de cubes de lave noire.

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Le versant sud est assez aride, et plat autour de Porto Novo,

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et versant sud la végétation devient luxuriante et tropicale dans les vallées.

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Le ciel est bouché pendant toute la montée et se découvre dans la vallée de Ribeira Grande,

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des sommets un peu nuageux et des à-pics ensoleillés,

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des vallées profondes,

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une paysanne trie des patates douces

 

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des petits villages aux maisons typiques aves toits de chaume.

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Un petit Cap-verdien de 25 jours

En route on prend un vieux Cap-Verdien qui envisageait de faire toute la route à pied. Il nous quitte à Ribeira Grande.

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Il fait chaud, un verre est bienvenu dans un bar qui a de l'humour (ici nous faisons crédits aux adultes de 90 ans s'ils sont accompagnés de leur parents).

C'est là que Philippe s'aperçoit qu'il n'a plus son portefeuille ... ses papiers, passeport, permis de conduire, etc.. rien dans la voiture... on refait toute la route d'aller, espérant le trouver à un des arrêts, sur le bord de la route.

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De retour à Porto-novo notre guide nous amène au commissariat de police

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pour une déclaration de perte, et un espoir que le portefeuille y soit rapporté. Très certain vol par pic-pocket, sur le bateau ou à la descente dans la foule.

Nous repartons vers la destination : Ponto do Sol, village, port de pêche à la pointe nord de l’île,

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par la route du littoral, en grande partie pavée.

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Par les villages de Janela,

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Paul avec  sa vallée luxuriante avec des papayes,

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des arbres à pain,

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une végétation dense et tropicale. Ribeira Grande, traversée cette fois et Ponto do Sol,

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traversée pour aller au hameau de Fontenhas

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par une petite route étroite accrochée à flanc de montagne,

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vertigineuse, suspendue au dessus du vide et de la mer agitée.

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Le soir et la nuit dans un petit hôtel bien tenu par Betty une cap-verdienne qui est née et à vécu en France

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Le lendemain matin pour moi lever à 6h 30,

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au port de pêche aux premières lueurs du jour.

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Une trentaine de pêcheurs sont rassemblés face au petit port et à la mer déchaînée. Ils semblent attendre, une accalmie ?

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tout à coup surgit une barque de pêche qui profite d’un temps entre deux vagues déferlantes pour entrer, moteur à fond dans le port.

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Aussi tôt un bout, un cordage, lancé est attrapé et une vingtaine de paire de bras hissent la lourde barque de bois à sec en quelques secondes.

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La pêche a été bonne ; une dizaine de baracoudas, aussitôt découpés  et préparés à la vente.

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Remontée du village et de ses rues pavées pour escalader la montagne en face,

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pente rocailleuse de roches de lave noire,

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quelques abris pour chèvres.

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30 mn de grimpée et une superbe vue sur Ponta do Sol,

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et je reprends à pied la petite route d’hier soir vers Fontenhas,

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cette fois en plein soleil, petite route de terre poussiéreuse, tout aussi vertigineuse à pied

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jusqu’au hameau de Fontenhas sous le soleil cette fois.

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La pension et Betty, notre hôtesse

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A 14h 30 nous attrapons un aluguer (taxi collectif) jusqu’à l’embarcadère.

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A l’entrée  dans la rade à droite le sommet est appelé « la montagne du visage », qui dessine un profil.

Sur le bateau on sent nettement le vent de nord-est qui souffle (les alizés sont là ) on croise plusieurs voiliers de l’ARC déjà partis. C’est bon pour notre départ vendredi.

Dès l’arrivée Philippe va prendre contact avec le Consul.

 

 

 

 

28 novembre 2010

São Vicente


24 novembre

Au bateau. Manœuvre de changement de génois, la voile actuelle est hors d’usage, usée, des ébauches de déchirures, elle n’a plus de tenue et bat dans le vent. On l’a utilisée au maximum avec un risque de déchirure en navigation dans des conditions difficiles.

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D’ailleurs en voulant la descendre, l’affaler : blocage total, impossible de l’enrouler ou la dérouler. JP monte en tête de mat : la drisse était usée, à 2 doigts de la rupture. Le tout est réparé et le génois de remplacement est grée.

On découvre l’Alliance Française de Mindelo,

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située à 2 pas du port.

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Endroit convivial où passe tout ce qui parle français ici, autour du bar et d’un café ; Français ou Cap-Verdiens parlant français, francophones de passage. Il y a un point wifi très rassembleur,

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une belle bibliothèque, endroit sympa, rendez-vous en plein air.

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C’est là qu’on rencontre souvent James, restaurateur de « La Cantine » et …Consul de France à Mindelo. Grande expérience de la vie d’ici, raconteur infatigable et truculent des aspects de la vie, de la société, des mœurs.

Le 26 au soir, concert de musique locale dans la petite cour de l’AF,

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très chaleureuse ambiance dans la douceur du soir. Il y a durant l’année tout un programme de concert. Il y a des cours de français organisés.On sent  à quel point une Alliance Française peut avoir un fort rayonnement.

Mindelo est le port le plus à l’ouest de l’Afrique. 50 000 habitants, tournée sur la passe entre São Vicente et Santo Antão. L’île de São Vicente est assez pauvre, aride en bas, plus verdoyante en montant, en particulier sur les pentes du  Monte Verde à 750 m. Peu de ressources en eau,  Mindelo est alimentée par une usine de désalinisation. Ici l’eau est chère et précieuse, à la marina on dispose d’une carte payante qui donne un crédit d’eau, pour la douche ou pour remplir les réservoirs, au ponton. 2 € pour 100 litres.

La population est pauvre ; salaire moyen entre 50 et 120 – 150 €/mois.

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Des bâtiments  principaux très colorés,

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belles harmonies à côté de petites rues misérables.

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Le matin des femmes vendent des fruits et des légumes sur le trottoir, des petites pâtisseries de leur fabrication pour quelques escudos (1 € = 110 escudos).

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Les gens sont calmes, serviables, vraiment gentils. Des pic-pockets sévissent : plusieurs d’entre nous se sont fait prendre, argent ou papiers.

Dans la rue, des jeunes proposent des racines, qui ressemblent un peu à des cacahuètes ;

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mais à l’intérieur une boule noire un peu pâteuse, vague odeur de réglisse. On conseille de mettre 20 mn dans de l’eau et de boire un peu sucré. Très méfiant  j’ai quand même goûté : c’est très bon avec un petit goût acidulé, bien frais. Il paraît que c’est « bon pour le ventre ». Le tamarin.

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Des poissons aussi, écaillés sur le trottoir dans des bassines d’eau. 

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Le Marché au poisson haut en couleur…et en odeurs tous les matins, à quelques mètres de l’arrivage.

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Ce matin nous avons acheté des « pousse-pied », sorte de mollusque indéfinissable et inconnu de moi, cuit dans l’eau bouillante et dégusté avec une sauce vinaigrette à la coriandre, préparation de Philippe. Très bon, goût iodé. Des garoupa, gros mérou, délicieux grillé. L’inévitable thon, etc.

La vie de l’escadre s’organise sur les pontons où tous les bateaux sont rassemblés, on passe facilement de « chez l’un à chez l’autre », parfois apéro dans le cockpit d’un catamaran. On discute, on se donne des « tuyaux » pour les visites, les courses, etc.  Les enfants sont ensembles et on voit  des jeunes se débrouiller en anglais avec les jeunes de « Miss Châtelaine ».

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Des pêcheurs passent vendre leurs langoustes ou leurs cigales de mer.

Le 26 Milly, la « patronne » du bar de l’AF, La Pergola, qui connait tout et tout le monde ici nous indique un chauffeur de taxi pour visiter l’île dans la journée. C’est vite fait : 25/17 km.

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Nous avons la chance d’un temps clair sans nuage sur le Monte Verde, sommet de l’île à 750 mètres, et d’une vue circulaire exceptionnelle.

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La montée se fait par une route en pavés de lave. Des couleurs au soleil du matin, toute une gamme de verts. La vue sur tout Mindelo, sur l’île de Santo Antão.

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Au nord le village de Salamansa, des plages désertes .

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Une route toute neuve qui se déroule vers  Baia das Gatas,

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un petit port de pêche.

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Halte dans un café

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servis par un jeune couple très sympa à qui j’ai promis d’envoyer leur photo.

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Notre guide propose une halte déjeuner

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dans le petit village de Calhau, au pied d’un ancien volcan, noir.

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C’est là que je goûte pour la première fois un mérou grillé délicieux arrivé de la dernière pêche.

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Retour par la route de Madeiral dans une vallée de torrent à sec, des palmiers et des verts étranges sur les pentes, ça me rappelle la descente sur Ouarzazate. 

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Notre guide estime que l’île d’en-face, Santo-Antão est beaucoup plus belle encore. Ce sera lundi 29 et mardi 30.

Le départ pour le Brésil est prévu en plusieurs vagues, fonction de la taille des bateaux, nous partons en premier vendredi. On espère bien les Alizés, qui tardent à s’installer : aujourd’hui pas un souffle de vent. La nuit dernière on y a cru, ça a bien soufflé toute la nuit. Sont arrivés au port cet après-midi tous les bateaux de l'ARC, qui partent aux Antilles et qui ont du faire cette escale imprévue ici, faute de vent. Cet après-midi, plein de gas-oil par jerricans de 20 et 30 litres : 70 l. pour compléter le réservoir plein.

24 novembre 2010

Les blogs

Voici quelques adresses de blogs des équipages

des manières différentes et interessantes de voir notre aventure

à ouvrir aussi dans la liste des liens dans la colonne de gauche:

www.nadegebertrand.fr

www.lemonde2gaia.unblog.fr

www.levicking14.over-blog.com

www.antidote380.fr

www.bakeaa6.blogspot.com/

 

23 novembre 2010

Dakar - Cap-Vert


Vendredi 19 novembre départ de Dakar à 8h30

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La veille au soir, retour au bateau des derniers équipages à la nuit, nos passeurs font des prouesses dans une houle avec des forts rouleaux sur la plage. Dans l’après-midi 2 annexes se sont retournées en quittant la plage.

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navette de nuit Dakar

Ils font preuve d’une grande habileté avec leur lourde pirogue qu’ils manient avec dextérité, sans jamais la mettre en travers des rouleaux, l’amenant au rivage en utilisant les vagues.

Ils nous ont bien aidé avec gentillesse et sans jamais rechigner, soulevant nos bidons de 30 litres d’eau avec autant de facilité que nous nous soulevons une bouteille d’eau. Faisant des allers et retours avec nos jerricans, les remplissant eux-mêmes, apportant aux bateaux les courses d’avitaillement livrées au rivage, allant chercher du gasoil, etc . Travaillant sans relâche de 8h du matin à 22h.

Jusqu’au départ le mécanicien Aaroun, un colosse aux doigts d’or est passé sur les bateaux pour les dernières réparations, les derniers réglages. D’humeur égal, serviable, calme dans ses interventions, compétent,  il a travaillé sans relâche sur la flotille du RIDS ; jusqu’à 22h, dernière rotation de la navette, il était parfois encore  en intervention. De nombreux bateaux ont subi des avaries plus ou moins importantes : problèmes de moteur, de batteries, de safran, de voiles. Heureusement pour nous pas de problème notable ; le problème redouté de presse-étoupe s’est avéré en fait inexistant, simple problème de défaillance d’une pompe de cale, réparée à Dakhla.

Toute une équipe qui nous a bien facilité le séjour et qu’il faut remercier, même si tout cela n’était pas gratuit bien sûr.

Départ par 15 nœuds vent de nord puis nord- nord-ouest  à 20 puis 25 nœuds qui nous oblige à naviguer au près, avec de la houle. Cap au 300°. Passons au large de la Grande Corniche et de la monumentale statue du « Monument de la Renaissance Africaine »

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Monument_de_la_Renaissance_africaine) .

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Navigation très pénible, ballotés pendant les 48 premières heures, déplacement parfois périlleux dans le bateau. Toute l’armoire de la salle de bain s’est détachée dans un gros coup de gîte, nous privant de douche jusqu’à l’arrivée. Nombreux sont les équipages un peu « barbouillés », sinon malades.

Puis le temps s’est calmé dimanche et lundi : 15 nœuds de vent maxi et surtout disparition de la houle, ce qui change tout. Dans la nuit de dimanche 21 à lundi 22, après être entrés dans l’archipel du Cap-Vert au nord de Boa Vista vers 19 heures, le vent tombe totalement : moteur jusqu’à l’arrivée.

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De quart entre 6 et 8 h du matin je vois apparaître les îles de São Nicolau puis Santa Lucia et,

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en plein jour c’est Mindelo

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et derrière la grande masse montagneuse de São Antão (près de 2000 mètres).

En mer toujours des dauphins en pagaille, des bancs qui nous dépassent pendant 15, 20 minutes, avec des sauts superbes, des dauphins qui paraissent  très joueurs, qui suivent le bateau à l’étrave. Aussi beaucoup de poissons volants, souvent en bandes d’une dizaine qui font des vols de  20- 30 mètres, avec des battements d’ailes de petits oiseaux. A 30 miles de Boa Vista une grosse tortue de mer.

En début d’après-midi du lundi 22 on est au nord de São Vicente. Nous avons de la chance dans cette passe entre São Vicente et São Antão, il y a régulièrement un couloir de vent redouté, on nous avait prévenu : « prenez un ris bien avant, à 20 milles de l’arrivée ». En fait absence de vent persistante depuis minuit et nous avons terminé l’atterrissage  au moteur.

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Mais le paysage de ces îles est superbe, le plus bel atterrissage que nous ayons fait jusqu’à présent, au fur et à mesure de la progression le paysage changeait, se découvrait, des villages côtiers apparaissaient, une pente qui paraissait aride devient verdoyante, etc. une superbe arrivée.

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Nous passons entre l'île aux oiseaux et la côte

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pour accéder au port de Mindelo

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Nous retrouvons presque tous les autres bateaux arrivés, sur le ponton. Et c’est bien plus agréable que l’isolement des mouillages.

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Priorité : prendre une douche, puis Philippe et moi partons pour une petite reconnaissance pédestre du centre-ville.

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Tranquillité, il n’y a plus ce harcèlement insupportable des rues de Dakar. 

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Tout est coloré, les bâtiments, les vêtements, les étals, les paysages…

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et tout semble tranquille, les gens calmes et accueillants.

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De retour au bateau,

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la plupart des équipages décident d’aller manger au « Clube Nautico », petit restaurant avec ambiance musicale cap-verdienne, juste en face de la marina :

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un ensemble de 3 musiciens fantastiques. JP féru  de musique s’essaye à jouer avec eux, mais la symbiose est difficile, mais l’ambiance y est. Soirée magique.

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L_archipel_du_Cap_Vert

 

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JP nous quitte au Cap-Vert.

Le problème est apparu il y a déjà un moment, dès Madère. Sa conception de la navigation n’a pas pu s’accorder avec celle du reste de l’équipage, ni avec le programme prévu du RIDS, en particulier 6 semaines de navigation, sans voile, au moteur, sur l’Amazone. Malgré ces divergences, sa personnalité  nous manquera. JP c’est « tout feu, tout flamme », le cœur sur la main, de la générosité à revendre. Incapable de mesquinerie ou de rancœur. Mais en contre partie une certaine incapacité au compromis. Débordé par son énergie qui va parfois au-delà du but, qui le fait aller plus vite que nécessaire. On a l’impression qu’il voudrait que les choses soient finies avant  d’être commencées. Evidemment cela n’entache en rien une bonne amitié et le souvenir de sa grande générosité.

18 novembre 2010

Lac Rose et réserve de Bania

Mercredi 17 novembre

C'est la fête du mouton. tout est fermé,

c'est le jour de la prière, dans les mosquées, mais aussi dans les rues.

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Toutes les familles tuent le mouton qui fera le repas du jour mais qui sera distribué aussi aux nécessiteux. Cest une fête des familles, les gens sont habillés. On sent l'effervescence.

Journée d'excursion en car jusqu'au Lac Rose. Petit détour par les quartiers résidentiels proches de du cap des Almadies.

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Arrêt à la statue gigantesque et controversée qui symbolise la liberté de l'humanité et de l'Afrique.

Un tout du lac Rose en 4*4. le lac qui n'est pas rose actuellement car les conditions de chaleur et d'ensoleillement ne sont pas présentes, qui permettent à une algue ou microorganisme de donner cette couleur. Le lac est situé sous le niveau de la mer et est alimenté par l'océan, par communications souterraines.

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Il sert de saline. Les ramasseurs de sel effectuent le travail à pied dans l'eau, protégé de l'effet du sel en s'enduisant de graisse. Il ramassent le sel au fond et le déversent dans des barques en bois.

Visite d'un village qui se prête au contact et aux photos. Acceuillis par le chef du village.

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Un villageois originaire de Guinée-Bissau m'invite dans sa pièce unique pour le photographier avec ses deux enfants.

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les femmes préparent le repas, les morceaux de mouton dans la cuvette.

Les 4*4 empruntent la fin du parcours du Paris-Dakar, dans les dunes, sur les grandes plages, et autour du Lac Rose où se situait l'arrivée.

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L'après-midi visite de la réserve de Bania,

 

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en véhicules tous terrains.

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Il n'y a pas d'animaux prédateurs, sauf des hyènes, en cage.

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On voit des antilopes,

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Impala,

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girafes,

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rhinocéros,

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Zèbres

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aussi quelques beaux oiseaux

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des autruches

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des buffles,

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des crocos aux aguets.

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les tortues pataudes.

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L'arbre aux Griots, baobab multicentenaire où sont enterrés une centaine de griots.

 

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Les "accacias mimosas" aux troncs rouges

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Une superbe journée,

Demain matin 19 novembre départ à 7 heures pour 4 jours de navigation vers le Cap Vert et la marina de Mindelo, vent stable prévu de 15 à 20 noeuds de nord-est, dont parfait. Mais on sait ce que réservent parfois les prévisions favorables !

Espérons que les connexions internet soient meilleures qu'ici. Nous n'avons retrouvé les messageries que ce soir.

16 novembre 2010

Sine Saloun

Gros problèmes de connexion internet depuis le retour du Sine Saloun. On peut accéder aux blogs mais l'accès aux messageries est impossible pour tous. Problème de serveur local ?? d'"internet explorer" ?

l'accès au blog est irrégulier et je profite de "fenêtre" pour publier

Echappée vers le sud et le Sine Saloun, 

le mercredi 10 novembre. A 60 miles au sud (110 km) 11 à 12 heures de traversée prévues.le départ à la voile, pendant 1 heure avec un vent très variable , changeant de nord-est, puis le reste au moteur.

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de Dakar au Sine Saloun

En route la mer est très fréquentée : des barques de pêcheur partout, basses au ras de l’eau, parfois à peine visibles, des grands signes et une fois un geste simulacre de tir au fusil vers nous !! amusement sans doute,mais qui nous intrigue un peu pensant à ces gens qui n’ont rien, qui travaillent comme des forçats et voient passer des voiliers riches et tentants et sans défense. Des filets et des fanions de casiers de pêche à éviter. Mais aussi des bâtiments militaires en éxercice dont le « Tonnerre », porte-hélicoptère français qui passe très près de nous.

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Claude fait un essai d’appel VHF, car un de ses amis est à bord : aucune réponse.

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Vers 18 heures entrée dans le chenal du Sine Saloun

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et mouillage devant le village de pêcheur de Djifere.


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C’est le coucher du soleil et le retour de toutes les barques de pêche.

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On ne se lasse pas de ces couchers de soleil sur l’immensité, le calme du village : le bout du monde.

Un verre d’accueil à terre et repas au bateau avec JP et Evelyne de Pacific-Cool. Surprise pas de moustiques, par contre des odeurs fortes de poisson apportées par le vent. Claude essai la grande moustiquaire de cockpit qu’il a faite faire à Dakar : déception, difficile à manier, à installer, le reste du bateau n’est pas protégé.

Jeudi 11 novembre.

Position du bateau au mouillage à Djifere

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Une randonnée en car est organisée vers un village et son marché. 2 cars brinquebalants nous emmènent sur la piste de terre rouge,

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défoncée à travers un paysage de lagunes,

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où l’eau de mer et les étangs se mêlent, une sorte de paysage camarguais, très bas, réserve d’oiseaux,

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et surtout pays de baobabs, l’arbre du Sénégal.

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Une première halte au pied d’un immense et multicentenaire baobab avec ses marchands inévitables et ses petits gamins joueurs.

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Un trou permet de pénétrer dans le tronc évidé.

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On pourrait y entrer une cinquantaine de personnes. Les plus souples, j’en suis encore, pénètrent suivant une technique pied et tête en avant.

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Des chauves souris s’ébrouent et tapissent le plafond dans une demi-pénombre.

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La route continue jusqu’au village de N’nenyene et là c’est le Sénégal profond,

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le marché aux animaux, aux fruits et légumes, aux accessoires,

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couleurs, odeurs, la terre, la poussière, les vêtements multicolores.

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Des vieux sont assis, c’est un lieu de réunion mais ils sont là et ne parlent pas.

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Un vieux sénégalais de 90 ans me dit bonjour, me souhaite la bienvenue et dans son dialecte traduit, dit vouloir être mon ami, les moins vieux qui traduisent sont autour : un sacré bon moment.

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Les 3 gars d’une épicerie qui demandent à être pris en photo pour que je leur envoie. Il y a ceux qui ne veulent pas être photographiés.

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Tout à coup surgissent 3 énormes véhicules de brousse aux roues énormes, pleins de touristes bien rangés, qui semblent envahir le village comme des militaires, prêts à écraser les étals et les gens. Tourisme organisé par l’enseigne Carrefour.

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Au retour notre car tombe en panne d’essence, l’autre continue, un taxi qui passe par là une heure plus tard apporte un jerrican de gas oil, entre temps on regarde la vie de la piste, les paysans qui passent sur leurs ânes, les animaux, la végétation ; les bruits et les odeurs ; on prend le temps africain, absence de temps, on n’est pas pressés. Il fait très chaud.

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Sine Saloun

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De retour au village de pêcheur de Djifere, les annexes sont sur la plage,

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on est assiégés par des piroguiers qui nous proposent des tours dans la mangrove, des visites de village : lequel choisir ? l’un s’appelle « Paco Rabane », un autre Moïse, un autre Babacar. On ne peut mettre pied à terre sans être harcelés.

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Déambulation au bord de mer au retour des pêcheurs,

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barques colorées, odeurs oppressantes de poisson qui traine dans le sable,

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porteurs de casiers à poissons,

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quartier du séchage des poissons, concassage des coquillages sur un véritable tas d’ordure. A l’approche, en quelques secondes une invasion de petites fourmis sur les jambes.

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Poisson qui pourrit, poisson qui sèche, mouches envahissantes, odeur prenante. Une partie pour la consommation locale, une partie part de suite pour Dakar.

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Les pirogues sont effilées, peintes multicolores, avec inscrit sur la coque le nom de l’épouse du propriétaire, ou d’un être cher. Un petit fanion, sans signification spéciale. Un moteur hors-bord les propulse à grande vitesse au ras de l’eau. Ils pêchent en groupe prêts à s’entraider. Ils vont à plusieurs dizaines de milles en mer parfois. On en a rencontré sur tout notre parcours, ainsi que leurs filets et leurs casiers. Quelques grandes pirogues avec une quinzaine de pêcheurs qui souquent leurs filets au rythme de leur chants.

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Ciel et couleurs du couchant sublimes.

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Tout se calme. Le vent nous apporte toute la soirée les effluves du marché aux poissons. Pas de moustiques, si redoutés. Un vent de nord-est s’installe la nuit, brise de terre. Petite fraîcheur de nuit dans le bateau.

Vendredi 12

l’ensemble des bateaux quitte le mouillage de Djifere pour remonter le Sine Saloun,

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certains s’arrêtent au village de Hacuna Matata à 10 miles,

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le catamaran Bye-Bye de Vincent ,qui a embarqué aussil’équipage de Caïperinia de Philippe, et nous, allons quelques miles plus loin

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pour un mouillage au bord de la mangrove et non loin d’un village.

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A 3 annexes nous allons longer et tenter de pénétrer les palétuviers .

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Philippe nous fait découvrir les huîtres sauvages de palétuvier.

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On met pied à terre, mais dans une vasière qui ventouse les chaussures et où j’ai faillit perdre les miennes,

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pour aller découvrir les étendues d’étangs, de sable, de savane et des oiseaux.

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Le soir repas invités à bord du superbe catamaran de Vincent (Bye-Bye).

Samedi 13 novembre.

Beaucoup de vent cette nuit, comme toutes les nuits.

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Tranquillement on redescend les quelques milles vers Hacuna Matata.

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Petit débarcadère avec quelques cases, 1 famille et un gardien du bistrot du ponton.

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des petits crabes pullulent dans la vase

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A côté, étrange, un village de vacances, délabré, inoccupé, mais avec une cuisine prête à fonctionner où on nous propose le repas de midi, on décline l’offre.

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Des restes effondrés de blockhaus français de la dernière guerre, vieux canons rouillés. Surréaliste.

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15 nœuds de vent pour la redescente du fleuve jusqu’à Djifre, mouillage.

 

Le lendemain Dimanche

on lève l’ancre vers 8h30 pour Dakar.

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Vent fort de nord-est, au portant jusqu’à la sortie du chenal. Quelques heures de moteur faute de vent puis un vent de plus en plus fort de face avec de la houle : ça tape beaucoup à l’avant du bateau, un fort courant contraire d’environ 2 nœuds.

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Beaucoup de rencontres de pirogues, de chalutiers, de militaires.

Tous les bateaux vont souffrir de cette remontée vers Dakar. On remonteau moteur appuyé par les voiles au près serré. Arrivée à 1 heure du matin à Dakar.

Après demain mercredi excursion au lac Rose et dans une réserve.

Départ pour le Cap Vert Vendredi à 7 h du matin.

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